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Candidatures de la gauche radicale 26 février 2007

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Tous deux antilibéraux, ils pourraient être hors jeu avant le premier tour.

Par Matthieu ECOIFFIER QUOTIDIEN : samedi 24 février 2007

Surtout attendre avant de renvoyer le formulaire officiel de parrainage. Cette consigne confidentielle circule chez quelques dizaines d’élus antilibéraux qui ont envoyé une promesse de signature à José Bové. « Le mot d’ordre informel est de dire : on signe pour Bové. Mais de mettre de côté le formulaire tant qu’on n’est pas sûr qu’il aura les 500 signatures. Cela permet de garder la possibilité de signer in fine pour Besancenot s’il le faut », explique l’un d’eux. Une façon de se prémunir contre un « scénario merdique : que Bové finisse à 350 signatures, Besancenot à 450, et qu’aucun des deux ne puisse se présenter. Et qu’il n’y ait que Buffet pour représenter la gauche antilibérale », explique un des soutiens du leader paysan. « Nous n’avons pas réussi l’unité antilibérale, mais il faut que cet espace politique fasse le meilleur score possible. Marie-George Buffet ne peut à elle seule capter l’ensemble de cet électorat », estime l’adjointe au maire de Paris (apparentée PCF) Clémentine Autain, qui a donné sa signature à Bové sans pour autant s’engager dans sa campagne. Buffet en candidate antilibérale unique à défaut d’être « unitaire » après l’OPA ratée du Parti communiste sur les Collectifs à l’automne ? La direction du PCF, qui a publié cette semaine dans l’Humanité la liste des 900 parrains de sa candidate, ne cache pas sa joie à l’évocation de cette perspective. Alain Krivine, le leader historique de la LCR, n’écarte pas cette hypothèse « du pire ». La Ligue a envoyé depuis vendredi des centaines de ses militants dans les mairies pour récolter de nouveaux parrainages et « s’assurer que les maires déjà convaincus remplissent sans rature leur sésame », explique-t-il.

Cela suffira-t-il ? « La division actuelle de la gauche antilibérale, où personne ne perce, peut aboutir à ce qu’il n’y ait qu’Arlette et Buffet à la gauche de la gauche. On en est à 450 signatures pour Olivier, il peut y avoir des ajouts, mais aussi des retraits, raconte Krivine. Depuis l’été, nos militants ont vu 13 000 maires, 1 000 hésitent jusqu’à la dernière minute… » Dans l’équipe Bové, plusieurs chiffres circulent. Officiellement, le candidat déclare « 330 » signatures, façon de mobiliser ses militants et de ne pas décourager les maires. D’autres pointent un nombre inférieur, autour de « 240 signatures ». Dans le staff de Bové, il y a la version optimiste : « On a une chance sur deux d’y parvenir. » Et son pendant, définitif : « Trop tard, c’est plié, on ne les aura pas. » Sur le terrain, les chasseurs de signatures pro-Bové et pro-Besancenot se tirent la bourre. Avec un candidat qui n’a démarré que le 1er février, soit le dernier à être entré en campagne, les troupes de Bové ont un gros retard à rattraper. « Cette concurrence pour arracher des parrainages se fait dans l’ignorance mutuelle », regrette Christian Picquet, chef de file de la minorité unitaire de la LCR, « cela va rajouter de l’irresponsabilité à l’échec que nous avons connu pour avoir une candidature de rassemblement antilibérale ». « Porte de sortie ».

Chez Bové, l’inquiétude monte aussi sur la volonté du leader altermondialiste d’aller jusqu’au bout. Ses meetings font salle comble, mais la dynamique ne déborde pas des cercles militants. Au coude à coude avec ses rivaux dans les sondages, cette candidature « alternative » reste une « candidature de plus ». « Bové n’a pas envie de se présenter pour se prendre 2 %, un score ridicule vu sa notoriété internationale. Apparaître comme le martyr de la chasse aux signatures pourrait lui fournir une bonne porte de sortie », dit un militant de la LCR. Reste la question stratégique de sa date de sortie, si elle a lieu. Une réunion d’évaluation de la candidature Bové est prévue avec les Collectifs antilibéraux le 11 mars. Soit cinq jours avant la date limite de renvoi des formulaires. Trop tard pour se désister en faveur de son « ami Olivier » ?

http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/237190.FR.php © Libération

12, 6 Milliards pour TOTAL 18 février 2007

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Le groupe Total vient d’enregistrer 12,6 milliards d’euros de bénéfices pour 2006. Evidemment, la plus grande partie de ces bénéfices iront dans le portefeuille des actionnaires… 

Pour préserver et développer notre modèle social, il faut donc faire un choix : redistribuer les richesses ou laisser s’accroître les inégalités…

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Communique de presse du collectif anti libéral de La Rochelle 8 février 2007

Posté par antiliberal2007 dans : Actu , 6 commentaires

Le 1er Février José Bové a annoncé officiellement sa candidature à l’élection présidentielle de 2007. Le collectif antilibéral de La Rochelle a majoritairement pris la décision de soutenir cette candidature et

d’organiser un comité de soutien. José Bové représente pour nous le candidat du rassemblement, véritable trait d’union entre la contestation sociale et la proposition politique. Issu du mouvement social, il est en
mesure d’incarner un mouvement populaire antilibéral important pour tous les déçus des appareils politiques.  

Notre candidat portera le programme élaboré par les collectifs unitaires s’intitulant : « les 125  propositions », consultable sur le site local : www.antiliberal2007.unblog.fr
           Ces propositions sont porteuses d’une alternative à la loi du marché et passent par un plan d’urgence sociale, un nouveau modèle de développement respectant l’humain et la l’environnement et la création d’une 6ème République, véritablement démocratique, pour en finir avec la monarchie présidentielle.
Ensemble, nous pouvons créer une dynamique pour construire un monde plus juste , plus solidaire et durable, rejoignez-nous.

Prochaine réunion : mercredi 7 février à 20h maison des associations à Aytré

Déclaration de candidature de José Bové 2 février 2007

Posté par antiliberal2007 dans : Actu , ajouter un commentaire

Les collectifs antilibéraux de La Rochelle, Tonnay-Charente et Saintes ont décidé majoritairement de soutenir la candidature de José Bové.

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Déclaration de candidature de José Bové dans Actu 2007-01-28T194606Z_01_NOOTR_RTRIDSP_1_OFRTP-FRANCE-PRESIDENTIELLE-BOVE-20070128« La France n’a jamais été aussi inégalitaire.

 

Un grand patron gagne 300 fois ou plus qu’un smicard. Les plus riches désertent leur devoir fiscal quand 100 000 personnes dorment dans la rue. Les stocks-options récompensent les licenciements boursiers. Il est temps de mettre fin à un système qui entraîne la grande majorité des salariés vers la précarité et l’insécurité sociale. Il est temps de décréter l’insurrection électorale contre le libéralisme économique.

 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes m’ont proposé d’être candidat à l’élection présidentielle. J’ai décidé d’accepter que mon nom incarne, sur le bulletin de vote, la volonté commune de battre la droite et l’extrême droite et de redonner l’espoir d’une alternative à gauche. J’ai décidé d’accepter, pour que continue le combat pour le rassemblement de toutes les forces de la gauche de la transformation sociale, solidaire, écologiste, antiraciste et féministe. Nous ne nous résignons pas à la division actuelle de ces forces. Nous voulons être le trait d’union entre toutes celles et tous ceux qui veulent que la vie change vraiment.

 

Je ne suis pas le candidat d’un parti. Je ne suis pas un professionnel de la politique. Ma candidature est celle d’un rassemblement de forces et de citoyens issus du mouvement social, du monde syndical, de courants politiques et des associations de l’immigration qui aspirent à l’unité de cette gauche-là. Cette candidature est une candidature collective portée par de nombreuses voix.

 

J’appelle aujourd’hui les élus communistes, écologistes, alternatifs, socialistes anti-libéraux à nous permettre, grâce à leurs parrainages, de participer à la campagne officielle.

 

Nous voulons être les porte-voix des sans-voix, de ces millions de citoyennes et de citoyens qui souffrent de la précarisation sociale et des discriminations. Nous voulons leur dire que l’abstention ou le vote Le Pen conduisent tout droit à l’élection de Nicolas Sarkozy..

 

Monsieur Sarkozy est un homme dangereux pour notre pays. Sous couvert de promesses multiples, son projet est d’aller encore plus loin dans la voie d’une logique économique qui favorise les plus forts et pénalise les plus faibles. Il est le candidat du MEDEF, du contrat précaire généralisé, du démantèlement progressif du code du travail et des services public, de la suppression de fait de l’impôt sur les fortunes, de l’insulte contre les jeunes des quartiers, du mépris contre les agents des services publics. C’est l’homme de la dissolution de l’Etat social et de sa transformation en Etat policier et carcéral. Cet ami de Blair et de Bush nous prépare une République communautariste et atlantiste.

 

Nous voulons aussi défendre un projet et des solutions pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent que la vie change vraiment. Nous voulons dire qu’une alternative est possible à celles et ceux qui ne croient plus à la gauche traditionnelle, qui se sont insurgés en votant massivement  » non «  au projet de traité constitutionnel européen, en se révoltant dans les quartiers populaires, en rejetant le CPE.

 

Madame Royal incarne une gauche qui a renoncé. Face au social-libéralisme qui a conduit toute la gauche au désastre électoral en 2002, face au projet d’un parti socialiste autiste, qui manifeste un refus de rompre avec la logique économique libérale, nous voulons opposer une gauche de transformation sociale et, démocratique, une gauche antiraciste, féministe et écologique. Une vraie gauche.

 

Notre projet est le fruit d’une expérience et d’une réflexion menées par les militants et les acteurs du changement social. Il résulte d’un travail collectif sans équivalent qui a rassemblé toutes les composantes de la gauche antilibérale et qui a fait l’objet de textes adoptés les 10 septembre et 15 octobre de l’an passé. Il n’est pas le résultat d’une approche technocratique qui vise à concilier les dures lois du profit avec un peu d’ordre juste. Nous voulons que les citoyennes et les citoyens soient démocratiquement appelés à conduire et à contrôler la transformation sociale. Notre programme est un outil à la disposition des électeurs et des électrices pour qu’ils se réapproprient l’exercice du pouvoir.

 

Premièrement, nous voulons l’élaboration d’un plan d’urgence sociale. La réduction massive du chômage et de la précarité est une priorité, ce qui suppose de développer des activités utiles, créatrices d’emplois, d’imposer une stricte réglementation des licenciements et d’instaurer un système de sécurisation professionnelle tout au long de la vie. La revalorisation des minima sociaux et des bas salaires doit être accompagnée d’une fiscalité fortement progressive pour les hauts revenus afin de limiter les inégalités indécentes de revenus. C’est l’exigence de nouvelles relations dans le travail et de nouveaux droits sociaux que nous voulons porter. C’est la nécessité de lutter contre la spéculation financière et de contrer la puissance de l’actionnariat.

 

Deuxièmement, nous voulons instaurer un nouveau modèle de développement. C’est à la redéfinition du type de croissance, de production, d’échange et de consommation qu’il faut s’atteler. Il faut s’attaquer à la toute puissance des firmes transnationales et des marchés financiers, car leur soif de profit et leur mépris de l’humanité mettent la planète en péril. La question du nucléaire comme celle des OGM doivent être soumises à un débat citoyen qu’il faut conduire et trancher démocratiquement, en toute transparence.

 

Troisièmement, nous voulons que les millions de personnes qui vivent dans les cités de banlieues, dans les quartiers populaires – quelles que soient leurs origines et leurs croyances – ne soient plus considérés comme des sous-citoyens dans ce pays qui est le leur. Ils ont droit à la justice, à l’égalité et à la dignité. Il n’est pas acceptable que l’accès aux droits fondamentaux, à la santé, à l’éducation, à l’emploi, au logement leur soit restreint, et que la seule réponse aux problèmes qu’ils rencontrent soit celle de la répression policière et sécuritaire qui aboutit souvent, en toute impunité, à des violences, voire des morts.

 

Quatrièmement, nous réaffirmons que tout être humain, parce que c’est un être humain, doit être reconnu dans son humanité. Nous refusons qu’on continue de priver un être humain de sa dignité en le privant de papiers.

 

Cinquièmement, la transformation démocratique et sociale exige d’en finir avec le régime de la Ve République. C’est la démocratie toute entière qui doit être vivifiée. Nous voulons une nouvelle République laïque, ouverte sur la société telle qu’elle est, ouverte sur le monde, une démocratie politique, sociale et citoyenne qui élargisse le socle des droits fondamentaux, à commencer par les droits sociaux.

 

Sixièmement, dès 2007, dans la cohérence avec le  » non «  du 29 mai 2005, nous entendons que la France propose la refondation de la construction européenne sur des bases démocratiques et sociales. Nous demandons la fin des traités existants et nous proposerons un nouveau texte fondateur. Nous n’accepterons pas que la nouvelle politique qui aurait été choisie par notre peuple soit interdite par les décisions européennes. La présidence française de l’Union, au second semestre 2008, est l’occasion de porter plus largement l’exigence d’un tel changement.

 

Septièmement, nous nous engageons à pratiquer l’équité pour les départements et territoires d’outre-mer et leur laisser le choix de l’autodétermination,

 

Huitièmement, nous voulons, avec tous les peuples qui souffrent, combattre et faire reculer les politiques de libéralisation qui favorisent la guerre économique, l’exacerbation des concurrences, les privatisations et les déréglementations. Nous contribuerons avec les pays du Sud à mettre fin à la capacité de nuisance des institutions (Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Organisation Mondiale du Commerce) qui renforcent les inégalités et provoquent des souffrances à l’origine de guerres. Nous défendrons le droit à la souveraineté alimentaire et le libre accès pour tous aux biens communs de l’humanité dont l’eau.

 

Enfin, parce que les femmes assument de multiples responsabilités, au travail, à la maison, vis-à-vis des enfants et des proches dépendants, parce qu’elles sont majoritaires parmi les chômeurs, les précaires et les bas salaires, nous voulons qu’elles soient les premières bénéficiaires de l’amélioration de nombreux services publics, de la priorité accordée à un service public de la petite enfance et des mesures contre le chômage et la précarité. L’objectif de l’égalité entre les femmes et les hommes doit être poursuivi dans toutes nos décisions, Il est grand temps d’en faire une réalité.

 

Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition de mettre fin au dogme économique libéral.

 

Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition d’assumer une véritable transformation sociale.

Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition que nous nous rassemblions, dans l’unité, pour faire avancer la gauche alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire. »

 

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